mercredi 23 mars 2011

DON A LA BIBLIOTHEQUE "GALLE NANONDIRAL" DE YEUMBEUL

Une collection enrichie de 500 ouvrages

La bibliothèque du centre communautaire « Gallé Nanondiral » a reçu un don de 500 ouvrages de l’association « Lire en Afrique » le 15 février 2011. Un geste dont se réjouit M. Abdou Sané, responsable de ladite structure. Cet acte entre dans le cadre d’un partenariat noué entre la bibliothèque et cette association composée seulement de deux femmes qui œuvrent pour la promotion de la lecture dans le continent noir. Ce partenariat a été scellé grâce à un ancien usager du centre « Gallé », un malien d’origine, actuellement basé à Kayes. « Lire en Afrique », avec ce premier don, a enrichi la collection d’ouvrages principalement composés de littérature pour enfants. Les ouvrages de la maison d'édition Présence Africaine figurent en bonne place, dont le centenaire est organisé cette année-ci. Pour cet anniversaire, une exposition se tient à l'Ucad jusqu'au mois de juin 2011. L’objectif de ce partenariat, c’est la promotion de la science, un facteur déterminant du développement. Pour la promotion de la lecture, un concours d’orthographe, intitulé « le mot juste » est désormais annuellement organisé. Il consiste à donner le début d’un mot, et aux candidats de trouver la suite. C’est des mots tirés d’œuvres aux programmes. Il y’a également des olympiades scientifiques. Ces concours sont organisés en collaboration avec des professeurs d’écoles publiques et privées qui composent les différents jurys. Le tout premier don d’envergure a été offert par Maerksline, une société de fret maritime, mis en contact avec la bibliothèque par Dakar Women group, qui a également offert quatre bourses aux usagers.



vendredi 9 juillet 2010

DEGRADATION DE L'ENVIRONNEMENT
DEPOTOIR A COTE DU LAC WOUYE

REBOISEMENT DE LA CELLULE DE YEUMBEUL NORD DE L'ASSOCIATION DES AMIS DE LA NATURE DIRIGEE PAR M. ABDOULAYE DIOP

jeudi 8 juillet 2010

INONDATION A YEUMBEUL NORD

LE MOUVEMENT DES HABITANTS DES QUARTIERS INONDES S’ATTAQUE A LA QUESTION

Face à l’anxieuse question des inondations, le Mouvement des habitants des quartiers inondés de Yeumbeul Nord, tente de trouver une solution à sa matière. C’est le dimanche matin, (20-06-2010) qu’il a mobilisé ses troupes, investissant les quartiers Ibra Kébé et Moussa Guèye, ce pour évacuer les eaux qui troublent leur sommeil depuis « plus de deux ans ». Ces sinistrés vivent dans un environnement tout à fait particulier. Plus de « 50 maison » détruites, une dizaine sous les eaux, mais où des familles désespérées et impuissantes contituent de vivre un calvers quotidien dans un océan d’insalubrité remarquable. Tel est le décore des ces quartiers qui nichent dans les bas-fonds de Yeumbeul Nord. Conscients de cette situation, les hommes et les femmes, armés de pelles, de pics, de râteaux, de brouettes, etc., s’adonnent à une véritable opération de nettoyage et d’évacuation. Ils ont ainsi enlevé tous les pneus ensevelis, fait le tour des différents dépotoirs, désherbé les rebords des marres afin de débarrasser les quartiers de leurs lots de saleté. Pour l’évacuation des eaux, des caniveaux ont été créés à cet effet, débouchant au lac Wouye. Face au spectre des inondations, ces désireux d’une zone exondée, se débrouillent avec les moyens du bord pour avoir un cadre de vie acceptable.


YEUMBEUL NORD

LA CELLULE DE L’ASSOCIATION DES AMIS DE LA NATURE CELEBRE LA JOURNEE MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT

A 10h déjà, l’école privée Sérigne Abdou LAhad Guèye (SALGA) était envahie par les marcheurs composés, des élèves, des professeurs, et d’autres couches socioprofessionnelles. Après avoir procédé aux derniers réglages, distribué des Tee-shirts aux marcheurs, M. Abdoulaye Diop, président de la cellule de Yeumbeul de Nord de l’ASAN, explique l’objectif de cette de marche. C’est tout d’abord, « attirer l’attention des populations sur l’importance de la nature », « les amener à préserver un cadre de vie bien « assaini » tout en « luttant contre la désertification », etc. Par la suite, M. Diop indique la direction ou les zones à visiter : les lacs Wouye et Wawouwaye.
Déjà en cours de route, l’on se rend compte de l’état de dégradation de la nature, à travers un environnement envahi par des ordures qui gênent au passage. Il faut signaler que ces détritus sont l’œuvre des riverains des lacs qui, de toute apparence n’ont pas encore pris conscience de l’importance de l’environnement.
Arrivé au lac Wouye, l’on est à première vue frappé par de nombreux dépotoirs qui bornent ce véritable bassin naturel. C’est en contrebas d’une montagne d’ordures que M. Diop et compagnie ont fourni les premières explications relatives aux inondations. Selon M. Mamadou Camara, ce sont les populations qui sont à l’origine des inondations. Car ces dernières se sont installées sur le chemin de l’eau, bloquant ainsi son passage. Avec les ordures et autres objets empilés, ces habitants ont fini par couper le « chapelet » du lac qui va de Dakar à Saint Louis. Tout cela permet de comprendre jusqu’où peut mener la dégradation de la nature et quelles peuvent en être les conséquences.
Quant à la solution du gouvernement d’évacuer les eaux de pluies à la mer, M. Camara soutient que cela va tout simplement conduire à la « disparition » des quartiers de Malika, de Yeumbeul, etc. Car à l’en croire, le niveau de la mer est plus élevé que celui des lacs. Donc les eaux drainées à la mer seront tout bonnement reversées dans ces lacs, et c’est ainsi le début des inondations généralisées. Une thèse fortifiée par M. Ismaïla Camara professeur de Géographie qui soutient que « la mer rejette 24h après, tout ce qui n’est pas d’elle ». Toutes ces explication sont faites sous le regard attentionné des randonneurs qui ont par la suite fait cape sur le lac Wawouwaye situé à environ 100m de Wouye.
En cours de route, l’on se rend compte de la dégradation avancée de l’environnement qui se manifeste par des coupures d’arbres à tout bout de champ, de multiples points d’extraction de sable aux fins de constructions.
Mais les habitants de Darou Salam Gadaye, situé à cheval entre les deux lacs soutiennent qu’ils ne sont pas à l’origine de cette situation. Adama Ndiaye, délégué de ce quartier laisse entendre que « les filaos étaient bien bornés en 2007 par les agents de eaux et forêts, qui arrêtent toute personne qui s’aventure à les couper ou extraire du sable ».
La visite du lac Wawouwaye, permet de se rendre compte que la nature est sauvagement agressée par l’Homme. Au bord de ce lac, se dressent d’innombrables fondations, mais qui sont quasi ensevelies par des dunes de sables.
C’est dire que ces habitants étaient prêts à faire de ce lac de 12m de profondeur une véritable décharge. Sensibilisées sur l’importance de la nature, les populations des quartiers environnants des lacs ont finalement adhéré à la cause de l’ASAN. Elles ont ainsi pris part au reboisement symbolique de filaos supervisé par M. Abdoulaye Diop, marquant la fin de cette marche.

mardi 29 juin 2010

ENREGISTREMENT DE « MEDIAS D’AFRIQUE » A L’UCAD
DES INVITES APPLAUDIS ET HUES PAR LES ETUDIANTS
À 14h déjà, la devanture de la bibliothèque centrale de l’UCAD (Université Cheikh Anta Diop de Dakar) refuse du monde. Ce décore que présente cet endroit est spécial et inhabituel. Une tente montée dernière un podium, une autre à côté des arbres. Des baffles sont placés aux deux extrémités du podium surmonté d’une banderole à l’effigie de la Rfi (Radio France internationale). Cette place est clôturée par des barrières de sécurité laissant juste une entrée derrière le podium et devant lequel sont assis une centaine d’étudiants portant des casquettes rouges également à l’effigie de la radio mondiale. Sur cette estrade, sont bien visibles cinq chaises, un micro et une bouteille d’eau fraiche sont placés devant chacune. Des techniciens s’activent autour des machines pour tout mettre au point avant le démarrage de l’émission au moment où des agents de sécurité veillent au grain. Sous ce chaud soleil, des étudiants s’impatientent et certains justifient leur présence par l’échange des idées sur les 50 ans d’indépendance du Sénégal dont l’université est le cadre idéal de débat. Ismaïla Diop étudiant en 1ère année en Droit laisse entendre qu’ : « il fait chaud mais je suis obligé d’attendre pour écouter les débats sur les 50 ans d’indépendance car la Rfi organise toujours des débats intéressants », Mamadou Gèye, étudiant en licence au département d’Anglais trouvé dans la foule, abonde dans le sens : « malgré la chaleur, je suis venu soutenir Rfi et je vais donc attendre nos invités pour savoir quel bilan vont-ils tirer des indépendances » Après quelques heures d’attente, Alain Foka, animateur de « Médias d’Afrique » arrive à bord d’une 4x4 et monte sur le podium sous les applaudissement de la foule. Quelques minutes plus tard, ses invités que sont : Sérigne Mbaye Thiam du Ps (Parti socialiste), Mamadou Diop Decroix de la mouvance présidentielle, Ismaïla Madior Fall, professeur de Droit constitutionnel et Madiambal Diagne, administrateur du groupe Avenir communication apparaissent devant cette foule excitée qui bouge dans tous les sens.
Après le générique de démarrage de « Médias d’Afrique » qui est à son deuxième jour d’enregistrement, son animateur réchauffe l’ambiance en criant à haute voix « est-ce que Dakar est là ? », et les étudiants répondent en masse « oui ». Cette émission de 40 mn, organisée en deux parties est une occasion pour ces étudiants qui ne cessent de se bousculer pour avoir une position avancée, de montrer tous leurs talents d’applaudisseurs et de crieurs à la fois. Nous avons l’impression qu’ils se sont organisés en petits groupes pour applaudir tel invité et huer tel autre. Plus l’émission avance, plus la foule devient importante et le débat également, devient de plus en plus contradictoire, sous des ovations pour les uns et des huées pour les autres. Chaque invité essaie de présenter le bilan des 50 ans d’indépendance. Mais les étudiants, dans leur majorité, ne semblent fascinés que par le Pr. Fall qu’ils applaudissent à chaque fois qu’Alain Foka, l’animateur à la voix roque lui donne la parole. C’est ainsi que les étudiants crient toujours à chœur « Professeur vous êtes excellent, vous êtes le meilleur ». Sérigne Mbaye Thiam et Madiambal Diagne sont tantôt ovationnés, tantôt hués, par de petits groupes, un peu éparpillés. Cela est souvent à l’origine de dispute entre différents groupes qui s’accusent mutuellement d’être instrumentalisés par un quelconque invité. Ibrahima Ndiaye, étudiant en licence de Géographie soutient que certains ont reçu de l’argent pour venir saboter des invités politiciens ». Il faut signaler que Decroix est celui qui a plus souffert de l’hostilité des étudiants qui l’accusent d’ « usurpateur de titre et de corrompu par le parti au pouvoir ». Un étudiant, caché dans cette marrée humaine crie en ces termes « vous avez trahi Landing ». Cependant, M. Foka essaie toujours de canaliser l’ardeur des pensionnaires de l’Ucad, souvent en leur répétant sa petite question, mais excitante « est-ce que Dakar est là » ou en leur disant tout simplement « Non, ça c’est trop facile, il faut écouter ». Il a tout au long de l’émission réchauffé l’ambiance en taquinant toujours les étudiants et en leur demandant parfois d’applaudir les invités.