jeudi 21 juillet 2011
mercredi 23 mars 2011
Une collection enrichie de 500 ouvrages
vendredi 9 juillet 2010
jeudi 8 juillet 2010
LE MOUVEMENT DES HABITANTS DES QUARTIERS INONDES S’ATTAQUE A LA QUESTION
Face à l’anxieuse question des inondations, le Mouvement des habitants des quartiers inondés de Yeumbeul Nord, tente de trouver une solution à sa matière. C’est le dimanche matin, (20-06-2010) qu’il a mobilisé ses troupes, investissant les quartiers Ibra Kébé et Moussa Guèye, ce pour évacuer les eaux qui troublent leur sommeil depuis « plus de deux ans ». Ces sinistrés vivent dans un environnement tout à fait particulier. Plus de « 50 maison » détruites, une dizaine sous les eaux, mais où des familles désespérées et impuissantes contituent de vivre un calvers quotidien dans un océan d’insalubrité remarquable. Tel est le décore des ces quartiers qui nichent dans les bas-fonds de Yeumbeul Nord. Conscients de cette situation, les hommes et les femmes, armés de pelles, de pics, de râteaux, de brouettes, etc., s’adonnent à une véritable opération de nettoyage et d’évacuation. Ils ont ainsi enlevé tous les pneus ensevelis, fait le tour des différents dépotoirs, désherbé les rebords des marres afin de débarrasser les quartiers de leurs lots de saleté. Pour l’évacuation des eaux, des caniveaux ont été créés à cet effet, débouchant au lac Wouye. Face au spectre des inondations, ces désireux d’une zone exondée, se débrouillent avec les moyens du bord pour avoir un cadre de vie acceptable.
A 10h déjà, l’école privée Sérigne Abdou LAhad Guèye (SALGA) était envahie par les marcheurs composés, des élèves, des professeurs, et d’autres couches socioprofessionnelles. Après avoir procédé aux derniers réglages, distribué des Tee-shirts aux marcheurs, M. Abdoulaye Diop, président de la cellule de Yeumbeul de Nord de l’ASAN, explique l’objectif de cette de marche. C’est tout d’abord, « attirer l’attention des populations sur l’importance de la nature », « les amener à préserver un cadre de vie bien « assaini » tout en « luttant contre la désertification », etc. Par la suite, M. Diop indique la direction ou les zones à visiter : les lacs Wouye et Wawouwaye.
Déjà en cours de route, l’on se rend compte de l’état de dégradation de la nature, à travers un environnement envahi par des ordures qui gênent au passage. Il faut signaler que ces détritus sont l’œuvre des riverains des lacs qui, de toute apparence n’ont pas encore pris conscience de l’importance de l’environnement.
Arrivé au lac Wouye, l’on est à première vue frappé par de nombreux dépotoirs qui bornent ce véritable bassin naturel. C’est en contrebas d’une montagne d’ordures que M. Diop et compagnie ont fourni les premières explications relatives aux inondations. Selon M. Mamadou Camara, ce sont les populations qui sont à l’origine des inondations. Car ces dernières se sont installées sur le chemin de l’eau, bloquant ainsi son passage. Avec les ordures et autres objets empilés, ces habitants ont fini par couper le « chapelet » du lac qui va de Dakar à Saint Louis. Tout cela permet de comprendre jusqu’où peut mener la dégradation de la nature et quelles peuvent en être les conséquences.
Quant à la solution du gouvernement d’évacuer les eaux de pluies à la mer, M. Camara soutient que cela va tout simplement conduire à la « disparition » des quartiers de Malika, de Yeumbeul, etc. Car à l’en croire, le niveau de la mer est plus élevé que celui des lacs. Donc les eaux drainées à la mer seront tout bonnement reversées dans ces lacs, et c’est ainsi le début des inondations généralisées. Une thèse fortifiée par M. Ismaïla Camara professeur de Géographie qui soutient que « la mer rejette 24h après, tout ce qui n’est pas d’elle ». Toutes ces explication sont faites sous le regard attentionné des randonneurs qui ont par la suite fait cape sur le lac Wawouwaye situé à environ 100m de Wouye.
En cours de route, l’on se rend compte de la dégradation avancée de l’environnement qui se manifeste par des coupures d’arbres à tout bout de champ, de multiples points d’extraction de sable aux fins de constructions.
Mais les habitants de Darou Salam Gadaye, situé à cheval entre les deux lacs soutiennent qu’ils ne sont pas à l’origine de cette situation. Adama Ndiaye, délégué de ce quartier laisse entendre que « les filaos étaient bien bornés en 2007 par les agents de eaux et forêts, qui arrêtent toute personne qui s’aventure à les couper ou extraire du sable ».
La visite du lac Wawouwaye, permet de se rendre compte que la nature est sauvagement agressée par l’Homme. Au bord de ce lac, se dressent d’innombrables fondations, mais qui sont quasi ensevelies par des dunes de sables.
C’est dire que ces habitants étaient prêts à faire de ce lac de 12m de profondeur une véritable décharge. Sensibilisées sur l’importance de la nature, les populations des quartiers environnants des lacs ont finalement adhéré à la cause de l’ASAN. Elles ont ainsi pris part au reboisement symbolique de filaos supervisé par M. Abdoulaye Diop, marquant la fin de cette marche.
mardi 29 juin 2010
Après le générique de démarrage de « Médias d’Afrique » qui est à son deuxième jour d’enregistrement, son animateur réchauffe l’ambiance en criant à haute voix « est-ce que Dakar est là ? », et les étudiants répondent en masse « oui ». Cette émission de 40 mn, organisée en deux parties est une occasion pour ces étudiants qui ne cessent de se bousculer pour avoir une position avancée, de montrer tous leurs talents d’applaudisseurs et de crieurs à la fois. Nous avons l’impression qu’ils se sont organisés en petits groupes pour applaudir tel invité et huer tel autre. Plus l’émission avance, plus la foule devient importante et le débat également, devient de plus en plus contradictoire, sous des ovations pour les uns et des huées pour les autres. Chaque invité essaie de présenter le bilan des 50 ans d’indépendance. Mais les étudiants, dans leur majorité, ne semblent fascinés que par le Pr. Fall qu’ils applaudissent à chaque fois qu’Alain Foka, l’animateur à la voix roque lui donne la parole. C’est ainsi que les étudiants crient toujours à chœur « Professeur vous êtes excellent, vous êtes le meilleur ». Sérigne Mbaye Thiam et Madiambal Diagne sont tantôt ovationnés, tantôt hués, par de petits groupes, un peu éparpillés. Cela est souvent à l’origine de dispute entre différents groupes qui s’accusent mutuellement d’être instrumentalisés par un quelconque invité. Ibrahima Ndiaye, étudiant en licence de Géographie soutient que certains ont reçu de l’argent pour venir saboter des invités politiciens ». Il faut signaler que Decroix est celui qui a plus souffert de l’hostilité des étudiants qui l’accusent d’ « usurpateur de titre et de corrompu par le parti au pouvoir ». Un étudiant, caché dans cette marrée humaine crie en ces termes « vous avez trahi Landing ». Cependant, M. Foka essaie toujours de canaliser l’ardeur des pensionnaires de l’Ucad, souvent en leur répétant sa petite question, mais excitante « est-ce que Dakar est là » ou en leur disant tout simplement « Non, ça c’est trop facile, il faut écouter ». Il a tout au long de l’émission réchauffé l’ambiance en taquinant toujours les étudiants et en leur demandant parfois d’applaudir les invités.